Nous arrivons finalement au Niger vers 02h30 du matin et nous pouvons dormir dans un lit à l'hotel à 04h30. Tous les bagages sont là. Il y a 6 hrs de décalage horaire avec le Québec. Nous sommes à l'hotel Oasis tout près du bureau du CECI Niger. Nous y rencontrons d'ailleurs le directeur Yahouza Ibrahim à 14h30 le jour même pour un petit mot de bienvenue et hop, on part visiter des villas! Le lendemain nous rencontrons le personnel du bureau et les autres coopérants volontaires, nous sommes une douzaine au Niger. Nous suivons un horaire assez léger et multipions les démarches pour nous trouver une habitation et découvrir les lieux. La famille Ouedraogo trouve une villa tout près du CECI et quitte ensuite pour Ouagadougou au Burfina Faso pour voir la famille et ramener des effets personnels. De mon côté, vous auriez dû me voir assis à l'arrière de la moto de mon démarcheur (agent d'immeuble) pour visiter des villas à travers la ville! Nous avons trouvé une belle petite villa près de mon travail (Marché Wadata) dans un quartier populaire (limite quartier Wadata et Poudrière) à 100 000 CFA/mois (1 dollar CAN = 410 CFA). Il y a 2 chambres, 1 salon, 2 salles de bain et une cuisine, la villa est climatisée mais non meublée. C'est comme chez nous, il faut payer les comptes d'eau et d'électricité en plus du gas pour le poêle. J'ai réservé mais avant de signer je vais attendre de voir Nicole, une coopérante qui arrivera mardi afin de discuter de son offre de partager une villa avec piscine dans le quartier des blancs à 250 000 CFA/mois plus les coûts du gardien, du cuisinier, etc...la totale quoi! Plus j'y pense cependant, côté budget et expérience de vie, plus je crois préférer vivre seul et bien m'intégrer à mon quartier plutôt que de vivre comme un pachat dans une bulle de verre! Je respecte les perceptions de chacun là-dessus. A suivre... Je suis tellement heureux d'avoir amené mon vélo et d'être autonome pour mes déplacements, même si le taxi ne coûte que 50 cents la course...mais ne vous méprenez pas, tout est assez cher au Niger. De la façon dont on me regarde actuellement je vais rapidement être identifié comme le blanc à vélo avec un truc sur la tête et un truc pour boire en roulant! Jusqu'à présent, mes premiers contacts avec Niamey et les Nigériens me semblent paisibles et chaleureux. La pauvreté est omniprésente mais je crois que je n'ai encore rien vu. C'est très sec et poussiéreux mais la température est idéale en ce moment, frais le matin et le soir et 25-30 degré le jour...mais là aussi je n'ai encore rien vu...c'est le mois le plus frais! Certaines coopérantes nous ont accueillies avec un polar sur le dos le 1er matin...ça s'appelle être bien acclimaté à son milieu! J'ai la chance d'être bien entouré par des gens qui connaissent l'endroit, surtout Sonia qui est "miss relations publiques" et qui connaît tout le monde...ou presque! Je crois sincèrement que je vais me plaire ici et que tout va bien se dérouler. |